CINEMA, TELEVISION ET LITTERATURE
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LE POKER À L'AFFICHE
Le cinéma joue un rôle fondamental dans la culture américaine et dans la mise au point de l'image que les Américains ont de leur pays. À ce titre, il n'est pas étonnant que le poker y tienne une place de choix. Généralement, la partie de poker offre la possibilité aux scénaristes de ralentir la cadence du film et d'affiner les personnages, qu'il s'agisse d'un western, d'un film de gangsters ou d'une comédie dramatique. Comment oublier par exemple la partie de poker de L'Arnaque de George Roy Hill (1973), au cours de laquelle Paul Newman, qui se fait passer pour un ivrogne, parvient à battre le grand tricheur interprété par Robert Shaw à son propre jeu, en étant encore plus habile que lui.
Dans un tout autre contexte, la comédie de 1968, Drôle de couple, avec Walter Matthau et Jack Lemmon, raconte l'histoire de deux amis qui ont une passion commune pour le poker. Tirée d'une pièce de Neil Simon, l'histoire prend comme prétexte une série de parties de poker pour illustrer l'évolution du lien qui unit les deux personnages.
Le célèbre Tramway nommé Désir d'Elia Kazan fut adapté en 1951 d'une pièce de Tennessee Williams, qui fut à l'origine conçue comme une interminable partie de poker. Les parties de cartes agissent comme un révélateur de la colère et de la frustration contenues dans le personnage de Stanley Kowalski, interprété par Marlon Brando.
Le poker et les stars
L'industrie cinématographique est en grande partie responsable du succès du poker. Toute star américaine de l'après-guerre qui se respectait se devait de jouer au poker. La passion de Steve McQueen pour ce jeu en fit le choix naturel pour incarner le premier rôle dans le film d'Eric Stoner, Le Kid de Cincinatti (1965). Le poker offrait une manière agréable de passer le temps pendant les tournages, entre deux prises. Les parties disputées pendant le tournage des Sept Mercenaires (1960) sont entrées dans la légende. Charles Bronson était lui aussi féru de poker. Il lui arriva de participer à des parties durant parfois 24 heures avec Lee Marvin et Telly Savalas pendant le tournage des Douze Salopards (1967) en Angleterre. Woody Allen venait souvent les rejoindre pour échapper au chaos du tournage de Casino Royale.
Telly Savalas participait régulièrement au WSOP, ce qui lui valut le respect des joueurs professionnels de Las Vegas et de Los Angeles. Il termina un jour vingt et unième au championnat du monde de no-limit. Le poker n'est jamais passé de mode à Hollywood. Parmi les nombreux acteurs contemporains qui y jouent, Tobey McGuire et Ben Affleck ont tous deux remporté des prix dans des tournois. Affleck a gagné le prestigieux championnat de l'état de Californie en 2004, après avoir pris des leçons privées avec la joueuse professionnelle Annie Duke. Il a le projet de produire une comédie sur le monde du poker où figurerait l'acteur David Schwimmer, un autre passionné de poker. Parmi les nombreuses autres stars qui apparaissent régulièrement dans des tournois de poker, James Wood et Jennifer Tilly ont tous deux remporté des prix au WSOP.
John Wayne gagne un chien
Comme la plupart des acteurs de son époque, John Wayne aimait profiter des pauses pendant les tournages pour jouer au poker avec l'équipe. C'est au cours d'une telle partie qu'en 1953 il remporta un pot extrêmement original, même pour les standards extravagants d'Hollywood.
Pendant la production du western Hondo, l'homme du désert, Rudd Weatherwax, le propriétaire de la légende canine du cinéma américain Lassie, misa son chien et le perdit. Wayne, qui aimait les bêtes, retourna le chien à son propriétaire dès le lendemain matin.
Errol Flynn perd son île au poker
La star du cinéma des années 1930-1940, grand buveur, grand joueur, fut pendant quelques années propriétaire d'une île dans les Caraïbes. Il avait aperçu l'île Navy, au large de San Antonio, au cours d'une croisière sur son yacht et s'était aussitôt mis en tête d'y faire construire un hôtel de luxe. Ouelques années plus tard, il perdit son île au poker, au cours de ce qu'il appela par la suite « une mauvaise soirée de poker ».
Les gangsters et les casinos
Les films de gangsters regorgent de parties de poker d'anthologie. Le film de Martin Scorsese, Les Affranchis, réalisé en 1990, nous montre un Joe Pesci très mauvais perdant, alors que Casino, réalisé en 1995, s'inspire des exploits de la mafia de Las Vegas. C'est l'association du Rat Pack avec Las Vegas qui inspira la réalisation du premier Ocean's Eleven en 1960, qui mettait en scène Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis Jr essayant de cambrioler cinq casinos simultanément. Le remake d'Ocean's Eleven (2001) eut un tel succès qu'il fut rapidement suivi d'un second puis d'un troisième épisodes. George Clooney, qui y tient le rôle principal, est flanqué d'une pléiade d'excellents acteurs parmi lesquels Matt Damon, Brad Pitt, Don Cheadle et Elliott Gould. Ce dernier est en territoire connu puisqu'en 1974 il avait joué dans California Split de Robert Altman avec George Segal, l'histoire de deux malfrats qui décident d'aller jouer toute leur fortune dans une partie de poker. Le film vit aussi « Amarillo Slim » jouer son propre rôle, ce qui contribua à l'accroissement de sa popularité.
Gros coup à Dodge City
Ce western réalisé par Fielder Cook en 1966 a pour thème une partie de poker et la façon dont elle bouleverse la vie des protagonistes. Henry Fonda et Joanne Woodward jouent le rôle d'un couple de pionniers en route pour la Californie où ils espèrent commencer une nouvelle vie. Au cours d'une étape à Dodge City, le protagoniste apprend qu'une partie de poker rassemblant les plus grandes fortunes de la région est sur le point d'être organisée. Sa femme doit assister, impuissante, à cette calamiteuse partie de cartes où le personnage joué par Henry Fonda a décidé d'investir toutes leurs économies, alors qu'il est un piètre joueur. Les choses vont de mal en pis jusqu'à ce que son mari, qui venait de recevoir une main gagnante, meure d'une crise cardiaque, laissant sa veuve prendre sa place. Elle se trouve soudain confrontée à une énorme enchère qu'elle parvient à suivre en empruntant de l'argent à la banque, ce qui lui permet de sortir victorieuse de l'épreuve et fournit un dénouement heureux à l'histoire.
Bien que la fin de l'histoire soit éminemment satisfaisante, elle est tout à fait irréaliste, étant donné que l'immense majorité des parties de poker se joue aujourd'hui selon la règle des table stakes : seuls peuvent être misés les jetons qui se trouvent sur la table au début du coup. Les joueurs qui n'ont pas assez de jetons pour suivre une enchère peuvent engager tous les jetons qui leur restent en espérant gagner le pot si leur main est victorieuse.
Le Kid de Cincinatti
C'est sans doute le plus grand film de poker jamais réalisé. Dirigé par Norman Jewison en 1965, Steve McQueen y joue le rôle d'une jeune joueur de poker ambitieux de la Nouvelle-Orléans, dans les années 1930. Débordant de confiance, il lance un défi au plus redoutable des joueurs professionnels de la ville, « The Man », incarné par Edward G. Robinson. Si les enchères sont très élevées, ce n'est pas l'argent qui motive le héros, mais la soif de gloire et le désir de vaincre le meilleur joueur de poker de la ville et de lui prendre sa place. La dernière scène nous présente les deux hommes en train de disputer une partie de stud à 5 cartes sans limite d'enchères. Bien qu'il satisfasse les exigences dramatiques du metteur en scène, le déroulement de la partie paraîtra peu crédible à des joueurs expérimentés. Le personnage joué par Steve McQueen tient un full aux as par les 10. Alors que sa bonne étoile semble l'avoir abandonné, « The Man » suit toutes les enchères de son adversaire jusqu'à ce qu'un coup de chance extraordinaire lui donne une quinte flush à la dame. En guise de conclusion, il prononcera cette phrase mémorable: « Il ne s'agit que de faire le mauvais choix au bon moment. »
Le Gentleman de Londres
Cette comédie dramatique réalisée par Jack Smight en 1966 met en scène Warren Beatty dans le rôle d'un jetsetter qui a la passion des jeux de cartes et cache un gros secret: il triche. Il est parvenu à s'introduire clandestinement dans l'usine Kaleidoscope qui fournit tous les casinos européens en cartes à jouer, et à marquer le dos des cartes de manière à pouvoir en deviner la valeur d'un simple coup d'œil. Il se lance alors dans une carrière extrêmement profitable de joueur professionnel. Son stratagème finit par être découvert par la police, qui décide de l'employer pour piéger un trafiquant de drogue notoire. Il devra défier le gangster à une partie de poker et gagner, de manière à exercer suffisamment de pression financière sur son adversaire pour le pousser à la faute. Les aptitudes du héros sont réellement mises à l'épreuve lorsqu'au lieu de jouer avec des cartes Kaleidoscope, il doit affronter le gangster avec les cartes d'un autre fabricant. En se montrant à la hauteur du défi, Warren Beatty parvient à conserver sa liberté, et sa petite amie.
Les Joueurs
C'est en grande partie grâce à ce film que le poker est revenu à la mode à la fin des années 1990. Chris Moneymaker, le vainqueur de l'épreuve principale du WSOP de 2003, prétend que c'est ce film qui lui a donné envie d'apprendre à jouer au poker. Mis en scène par John Dahl en 1998, Matt Damon y joue le rôle d'un étudiant en droit qui décide de renoncer au poker après avoir perdu tout son argent face au redoutable Teddy « KGB », joué par John Malkovich. Lorsqu'un de ses amis sollicite son aide pour amasser les 15 000 dollars qu'il doit à un truand local, il accepte de se remettre à jouer pour le sortir du pétrin.
Comme dans de nombreux films de poker, certaines scènes sont un peu trop exagérées pour être crédibles, même si la présence d'un joueur respecté comme John Malkovich en tête d'affiche et l'apparition mémorable du double champion du monde Johnny Chan donnent un cachet d'authenticité à la production. Parmi les passages les plus mémorables du film, il y a ce conseil donné par le héros : « Si au bout d'une demi-heure vous n'avez toujours pas identifié le pigeon, il n'y a qu'une explication possible: ce doit être vous. »
LE POKER À LA TÉLÉVISION
Comme nous l'avons déjà signalé, c'est aux efforts combinés de la télévision et des casinos électroniques que l'on doit l'extraordinaire regain de popularité du poker au cours de ces dernières années. Il y a plus de joueurs de poker aujourd'hui qu'à aucun autre moment dans l'histoire. Confrontée à un phénomène de cette ampleur, il est peu surprenant que la télévision ait braqué ses projecteurs sur cette dernière recrue de la société du divertissement. Le développement du poker télévisé a aussi aidé les grands joueurs de tournois à devenir des stars à part entière. Parrainé par des acteurs de cinéma, soutenu par une immense logistique publicitaire, le poker est désormais perçu comme un sport international, une activité prestigieuse, un spectacle passionnant qui possède en outre l'originalité d'être ouvert à tout le monde et d'offrir au premier venu une chance, aussi mince soit-elle, de devenir millionnaire.
Le poker dans les séries télévisées
La majorité des clichés sur le poker remontent aux séries télévisées américaines des années 1960, dont l'action se déroulait dans le Far West, comme Bonanza, Rawhide et tant d'autres. Il est plus rare de voir le jeu figurer dans des séries dont l'action se déroulait dans un contexte moderne, même si Maverick fait exception. Dans tous les cas, la partie de poker était toujours l'occasion pour les scénaristes de décliner quelques leçons de morale. Un personnage qui a longtemps été identifié avec le poker est le sergent Bilko, interprété par Phil Silvers, qui préférait dépouiller ses hommes de leur solde en organisant des parties de poker clandestines plutôt que de participer à des manœuvres militaires. Plus récemment, des séries à grand succès comme Friends et Star Trek ont également consacré des épisodes au poker. Son apparition dans la série culte Star Trek: The Next Generation semblerait indiquer que le poker a encore quelques siècles de popularité devant lui. On se souviendra que dans l'épisode de la première série intitulé « La Manœuvre Corbomite », le Capitaine Kirk parvient à sauver le vaisseau spatial Entreprise des griffes d'un ennemi particulièrement obstiné en employant une manœuvre de bluff empruntée au poker. Profitant du spectaculaire regain d'intérêt que connaît le poker aujourd'hui, la première série qui lui soit entièrement consacrée à fini par voir le jour. Intitulée Tilt, elle est écrite par l'équipe qui a réalisé Rounders (Les Joueurs). Michael Madsen y joue le rôle de Don « The Matador » Everest, dont le statut de champion est menacé par un groupe de jeunes joueurs ambitieux qui veulent tenter de l'éliminer au cours des tournois de qualification du WSOP. Heureusement pour le « Matador », Las Vegas réserve quelques surprises aux jeunes joueurs arrogants. Reste à voir si cette série sera un succès commercial - le public américain a déjà beaucoup à se mettre sous la dent avec les innombrables tournois télévisés déjà programmés.
Les tournois télévisés
Créé en 2002, le WPT regroupe une série de tournois, organisés sous licence, dont les moments forts sont retransmis régulièrement sous forme d'émissions télévisées. La première saison diffusée aux États-Unis fut celle de 2003, avec des commentaires d'un champion du monde WSOP, Mike Sexton. En France, les tournois du WPT ont été diffusés pour la première fois en 2005 par Canal+. L'émission est commentée par Patrick Bruel et Denis Balbir - ce dernier devant être remplacé en septembre 2007 par Lionel Rosso. Ce tournoi connaît un succès médiatique de plus en plus important, avec des audiences rarement égalées pour une diffusion en seconde partie de soirée sur la chaîne cryptée.
Des chaînes du câble ou de la TNT ont emboîté le pas à Canal+, profitant de la vogue du poker. Le European Poker Tour, créé sur le modèle du WPT en 2004, est diffusé dans 40 pays, dont la France, grâce à la chaîne Eurosport. Cet événement regroupait au départ seulement six tournois. Aujourd'hui, avec ses neuf tournois prévus pour la saison 2007-2008 avant la grande finale de Monte Carlo, l'EPT est devenu le circuit le plus prestigieux du poker européen.
Depuis la fin 2006, RTL9 retransmet en différé les 32 manches du tournoi WSOP, avec des commentaires de Michel Abécassis, lui-même grand joueur de poker français qui a réussi à se classer quatrième au WSOP de 2001 et 2003.
Paris Première, elle, propose le Tournoi des As qui voit s'affronter des «people» (Vikash Dhorasso, Laurent Baffie, Enrico Macias ... - ce dernier étant vainqueur de l'édition 2005) et des professionnels du poker Gan Boubli ou Michel Abécassis, vainqueur en 2006; Direct 8 diffuse Direct Poker, une émission qui a pour ambition de découvrir de jeunes talents du poker, sélectionnés sur Internet. À la clé pour les gagnants de ces tournois, une place dans un grand tournoi du WPT. Des chaînes nationales, comme TF1, auraient elles aussi des projets pour se lancer à leur tour dans l'aventure du poker, au vu des audiences réalisées.
LE POKER DANS LA LITTÉRATURE
Ceux qui s'intéressent au poker ont la chance d'avoir à leur disposition d'innombrables ouvrages - souvent en anglais - consacrés à ce sujet. Depuis la parution du Practical Poker de R. F. Foster en 1905, le premier effort sérieux pour consigner par écrit tout ce que l'on savait du jeu à cette époque, le poker a inspiré une littérature abondante. De nombreux professionnels ont soit écrit soit parrainé ces livres. Il existe deux types d'ouvrages sur le sujet : les livres à vocation plutôt biographique, qui mêlent des réflexions générales au récit de la carrière de leurs protagonistes (citons par exemple les autobiographies d'Amarillo Slim, de Phil Hellmuth et d'Annie Duke), et les ouvrages plus théoriques, écrits par des joueurs professionnels qui souhaitaient partager le fruit de leurs réflexions avec un public de passionnés: Al Alvarez, Anthony Holden et James McManus ont relaté leurs expériences dans le monde du poker professionnel, sans oublier Doyle « Texas Dolly» Brunson et son célèbre Super System.
Références littéraires
Un des auteurs le plus célèbres à s'être intéressé au poker, et très certainement le premier à le faire, fut Mark Twain, l'auteur de Huckleberry Finn, qui se passionna pour le jeu après avoir assisté à des parties lorsqu'il était pilote de bateau à vapeur sur le Mississippi. Ce grand observateur de la nature humaine aurait un jour affirmé: « S'il est une chose qu'il est vraiment dommage de tant négliger dans notre pays, c'est le poker. » Dans The Professor's Yarn, Twain raconte l'histoire d'un joueur de poker qui parvient à prendre sa revanche contre une bande de tricheurs. Suivant l'exemple de Twain, d'autres écrivains comme Damon Runyon et Dashiell Hammett ont inclus de nombreuses scènes de poker dans leur œuvre. Plus récemment, le spécialiste du poker Jesse Maya écrit Shut up and deal, une fiction contemporaine dont toute l'action se déroule dans des salles de poker.
Une vie de poker
Étant donnée la nature hautement divertissante de certains de leurs exploits, il est peu étonnant que de nombreux professionnels aient compté sur leur notoriété pour écrire des livres sur leur carrière. Phil Hellmuth, l'un des meilleurs joueurs de tournoi du monde, a écrit une autobiographie, Poker Brat, alors que Amarillo Slim in a World Full of Fat People, publié en 2003, retrace la carrière passionnante de Thomas Preston. Il est peu surprenant également, étant donné son talent exceptionnel et son existence chaotique, que Stu Ungar ait fait l'objet d'une biographie, rédigée par Nolan Dalla et Peter Alson : One of a kind : the rise and fall of Stuey « The Kid » Ungar. Offrant une perspective très différente, le récit qu'Al Alvarez fit du WSOP de 1981 mêle des analyses extrêmement précises de certaines parties à des anecdotes sur les joueurs, et représente un des plus beaux ouvrages qui ait jamais été consacré au poker, ne serait-ce que pour ses qualités littéraires. Dans une veine similaire, le Poker Nation d'Andy Bellin et The Big Deal:
One year as a poker player d'Anthony Holden offrent deux points de vue très intéressants sur la vie des joueurs de cartes professionnels.
Leçons de poker
À la suite du succès remporté par le livre de Frank R. Wallace en 1968, Advanced Concepts of Poker, les années 1970 ont vu se multiplier les ouvrages didactiques sur le poker. Les réflexions des praticiens et des théoriciens du jeu ont permis à un public de non-initiés de comprendre les raisonnements parfois extrêmement subtils auxquels se livraient les joueurs professionnels. L'un des ouvrages les plus influents fut celui de David Sklansky, Hold'em Poker, publié en 1976. Par la suite, il participa à la rédaction de Doyle Brunson's Super System : A Course in Power Poker, un autre grand classique des années 1970, qui a l'avantage de couvrir de nombreuses variantes. En 1995, le champion du monde du WSOP de 1983, Tom McEnvoy, a publié un livre de conseils sur la stratégie à adopter pour remporter des tournois au WSOP. Le Play Poker Like the Pros de Phil Hellmuth s'est donné le même objectif en 2003, en exposant les stratégies qui avaient si bien servi leur auteur. Parmi les quelques livres en français sur le sujet, on pourra consulter le Texas Hold'em Poker de Paul Mendelson.


